Intercommunalité : non aux alliances contre nature dans lesquelles Ablon risquerait de perdre son identité

de : François DULUC

Vue aérienne d'Ablon

Dans son dernier éditorial, le Maire d’Ablon aborde pour la première fois le sujet de l’intercommunalité.
Il rappelle que le projet de loi en cours de discussion au Parlement prévoit l’achèvement de la carte intercommunale avant le 1er janvier 2014. Bien que nos parlementaires aient l’intention de présenter un amendement dérogeant à cette obligation pour les départements de la Petite Couronne (92, 93, 94), il convient de ne pas occulter ce débat, qui est essentiel pour l’avenir d’Ablon.
Or, on ne peut qu’être choqué par les propos du Maire d’Ablon sur ce sujet. Celui-ci n’envisage en effet que 3 options :
- la transformation du Syndicat intercommunal d’étude du pôle Orly - Rungis, qui regroupe 7 communes, en communauté d’agglomération.
- la création d’une communauté d’agglomération rassemblant les 12 communes de l’Opération d’intérêt national Seine-Amont (OIN), d’Ablon à Ivry.
- l’adhésion à la Communauté d’agglomération des portes de l’Essonne, avec Athis-Mons, Paray Vieille Poste et Juvisy.
Si la première de ces propositions mérite d’être étudiée, les deux autres, motivées par des considérations politiques plus que par la défense des intérêts d’Ablon, nous paraissent à exclure formellement.
Le territoire de l’OIN est en effet beaucoup trop vaste. Ablon serait broyée dans un ensemble incohérent, et se retrouverait dépendante de décisions prises à Alforville, à Ivry ou à Vitry, avec lesquelles elle n’a aucun lien de voisinage.
L’appartenance à la communauté d’agglomération des portes de l’Essonne serait également une alliance contre nature avec des communes qui n’appartiennent pas au même département que nous et avec lesquelles nous n’avons que peu de points communs. Ablon risquerait de perdre ce qui fait son charme et son identité.
La seule solution réaliste serait la création d’une communauté de communes avec Villeneuve le Roi.
Les liens entre nos deux villes sont en effet naturels et évidents :
- de nombreuses rues sont partagées entre Villeneuve le Roi et Ablon, qui forment un même canton et un même bassin d’emplois.
- de nombreuses associations sont communes à Ablon et Villeneuve le Roi (anciens combattants, COVA, Faisans du parc, CESAF, Art passions...), ainsi que les collèges publics, et plusieurs équipements sportifs et culturels.
La création d’une communauté de communes Ablon –Villeneuve le Roi, limitée à quelques compétences, permettrait ainsi de rationaliser la gestion de certains équipements publics, de réaliser de substantielles économies d’échelle sur les dépenses de fonctionnement et donc d’améliorer la qualité des services rendus aux Ablonais sans pour autant toucher à la pression fiscale
C’est la solution du bons sens et de la sagesse.
On ne peut donc que s’étonner que Jean-Louis Cohen, qui semble privilégier ses préférences partisanes au détriment de l’intérêt à long terme d’Ablon, ne l’évoque pas.
C’est pourquoi Ablon Renouveau propose de consulter la population en organisant sans plus attendre un référendum d’initiative locale sur ce sujet essentiel pour notre avenir.
Pour participer à ce référendum, téléchargez et imprimez le questionnaire, remplissez-le et exprimez votre préférence sur ce sujet.

Des indemnités en forte hausse
Lors de sa réunion du 18 mars dernier, le Conseil municipal d’Ablon a décidé d’augmenter l’enveloppe allouée aux indemnités de fonction du Maire et de ses adjoints de 12% en 2010, soit 10 fois plus que l’inflation, estimée par l’INSEE à 1,2%.

Le pactole des droits de mutation
Le Maire d’Ablon prévoit dans son budget 2010 une forte augmentation des recettes de droits de mutation sur les biens immobiliers, de 150.000 à 250.000 euros. Peut-être anticipe-t-il pour 2010 une forte reprise économique grâce aux effets bénéfiques de la politique du Gouvernement ? A moins qu’il ne s’agisse du premier effet positif pour Ablon de l’amendement que Didier Gonzales a fait voter à l’Assemblée nationale, qui permettra de desserrer les contraintes d’urbanisme autour de l’aéroport d’Orly, et de valoriser le patrimoine immobilier des familles Ablonnaises.

Un conseiller général défaillant
Le débat budgétaire du 18 mars au Conseil municipal d’Ablon a été l’occasion d’informer les élus que le Conseil général du Val-de-Marne allait diminuer ses subventions de fonctionnement à la ville d’Ablon de 40 000 à 30 000 euros en 2010, et supprimer complètement la subvention d’investissement de 19 370 euros. On peut s’étonner du silence du conseiller général du canton Daniel Guérin, qui n’a pas dit un mot pour s’opposer à ces coupes sombres.

Crise au sein de la majorité municipale
Le Maire-adjoint aux finances critique très vivement Jean-Louis Cohen lors d’une réunion de commission . A l’occasion des travaux de la commission des finances du Conseil municipal (4 mars 2010), les élus ont pu assister à une scène surréaliste, qui témoigne d’une crise profonde au sein de la majorité municipale :
Le Maire-adjoint aux finances, Jean-Noël Collas, a voté contre la délibération relative à l’attribution des subventions aux associations locales, qu’il était censé rapporter. Une élue de la majorité de gauche, Mme Khafague, est intervenue dans le même sens et s’est également désolidarisée du Maire.
Raisons invoquées par les intéressés : les décisions du Maire « sont ressenties comme des désaveux » par le monde associatif et « mettent en péril certaines associations » en réduisant leurs subventions. « La proposition du Maire désavoue le travail des bénévoles du comité des fêtes ».
Ablon Renouveau, qui n’a cessé de dénoncer les attaques à répétition du Maire d’Ablon contre la vie associative, ne peut que saluer le courage et la lucidité de ces deux élus de la majorité municipale, et les encourager à rejoindre l’opposition sans plus attendre.